<b>L'alliance de la science et de la foi</b> <br> <br>Pour beaucoup de nos contemporains, science et foi ne font guère bon ménage. Chaque progrès de celle-ci ferait reculer celle-là, de sorte que les croyants se trouveraient acculés, faute d'arguments, à reconnaître l'obsolescence de leur foi. <br>Or il n'en est rien et c'est ce que montre avec brio l'ouvrage de François-Xavier Nève. L'auteur démontre à grand renfort d'arguments pertinents que les sciences ne s'opposent nullement à la foi chrétienne. <br>L'auteur remonte le cours des siècles jusqu'aux origines du christianisme en suivant parallèlement l'évolution des sciences et de la pensée. <br>En conclusion de l'ouvrage, l'auteur nous livre le fond de sa pensée et le contenu vivant de sa foi. <br> <br> <b>Un ouvrage qui tente de montrer que la science n'éloigne pas de la foi, bien au contraire !</b> <br> <br>EXTRAIT <br> <br>Cet essai espère conforter les croyants désemparés par l’air du temps, rempli de ce soupçon : « La science a désormais et définitivement détruit toute possibilité de croyance ». J’espère toucher surtout les jeunes, par exemple de l’âge de mes étudiants, qui respirent cet air du temps depuis l’enfance, et pour qui souvent la cause paraît entendue. En outre, de plus en plus, à cause de cela, dans la société occidentale, flotte un sourire goguenard à l’encontre du christianisme et des chrétiens. À quoi bon encore leur expliquer qu’ils croient au <i>Père Noël</i> ? <br> <br>À PROPOS DE L'AUTEUR <br> <br>François-Xavier Nève est docteur en linguistique. Il a étudié et enseigné dans des université du monde entier, en Belgique, France, Grande-Bretagne, Canada, Algérie, Chine, île Maurice, Inde.
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<b>Histoires d'amour à Paris</b> <br>« Il y a Paris, il y a des rencontres, il y a Rome, le Mexique, les routes qui ne finissent jamais, il y a la musique, les rêves en bandoulière, il y a ce mois de mai, ces espoirs d’un autre monde, il y a vous. <br>Il y a notre rencontre, le fil ténu d’une conversation qui nous emmène toujours plus loin, il y a nos yeux face à face qui en disent autant que nos lèvres, il y a vos souvenirs et mes doutes, ma fièvre et vos sourires, cet échange entre nous. <br>Parfois, dans certains lieux, on sent qu’il se cache une histoire, une personnalité ; on sent qu’il y a une âme derrière les moindres choix, une vie qui se promène dans l’espace en toute liberté. Pourquoi l’Alcazar ? Pourquoi cet homme-là ? <br>J’ai regardé la feuille arrachée à mon carnet de notes : cinq ou six dates peut-être et des mots griffonnés. Des mots comme les titres d’une aventure sans cesse recommencée, comme des nouveaux départs, des vies superposées... Des titres de chapitres ; déjà je le savais. » <br> <br> <b>Un premier roman tout en finesse et tendresse, empreint d'émotions</b> <br> <br>CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE <br> <br>- "Une double réussite pleine de santé et de charme." <b>(Philippe Séguy, <i>Point de vue</i>)</b> <br>- "Ce pas de deux, à la fois sensuel et pudique, procure un étrange frisson." <b>(Jean-Michel Ulmann, <i>Impact Médecine</i>)</b> <br> <br>A PROPOS DE L'AUTEUR <br> <br> <b>Daphné Kauffmann</b>, journaliste et musicienne, partage son temps entre l’écriture et la chanson. <i>Nos mots croisés</i> est son premier roman. <br> <br>EXTRAIT <br> <br>Je ne savais de vous que ce que j’avais lu. Vous ne vous livrez pas, le sujet vous ennuie et vous offrez tout juste aux scribes et journalistes de quoi alimenter leurs colonnes sur le Paris nocturne. Moins on sait plus on glose et dans ce drôle de monde qui naît quand meurt le jour, les rumeurs vont bon train. Vous auriez paraît-il fait le tour du globe en bateau avant de jeter l’ancre rue Mazarine pour construire l’Alcazar. Vous y êtes depuis, le jour et la nuit. Certains disent même que vous n’en sortez pas ! <br>Je me souviens de ce jour où j’y suis entrée : nous avions rendez-vous à l’étage peu avant l’ouverture. Vous n’étiez tout d’abord qu’une touffe de cheveux noirs en partie dissimulée derrière la cabine du disc-jockey. La tête dans les épaules vous étiez concentré sur la table de mixage où vos mains jouaient je ne sais quel air silencieux sur les mille manettes et boutons de contrôle. J’aurais pu vous prendre pour un virtuose ou pour un savant fou. J’ai tout simplement cru que vous étiez technicien. J’étais en avance, sans doute un peu nerveuse : habituée aux concerts de mon groupe où j’endossais fièrement le double rôle de chanteuse-guitariste, je m’apprêtais ce soir, d’après le programme du lieu, à « poser ma voix sur des mixes endiablés ». Juste le DJ et moi, drôle d’exercice. J’avais toutefois accepté sans hésiter : chanter à l’Alcaz...
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"""Illusions perdues"" est un chef-d'œuvre littéraire signé par l'éminent écrivain français Honoré de Balzac. Publié pour la première fois en 1837, ce roman captivant nous plonge au cœur de la société parisienne du XIXe siècle. <br>L'histoire se déroule autour de Lucien de Rubempré, un jeune homme ambitieux et talentueux qui rêve de devenir un grand écrivain. À travers son parcours, Balzac explore les thèmes de l'illusion, de la vanité et de la corruption qui règnent dans le monde de l'édition et de la presse. <br>Au fil des pages, nous suivons Lucien dans sa quête de reconnaissance et de succès, mais aussi dans sa descente aux enfers. Balzac dépeint avec une précision saisissante les personnages qui gravitent autour de Lucien, tels que le journaliste cynique Étienne Lousteau et la courtisane Esther van Gobseck. <br>""Illusions perdues"" est bien plus qu'un simple roman, c'est une véritable fresque sociale qui dépeint avec réalisme les aspirations et les désillusions de la société de l'époque. Balzac nous offre une plongée profonde dans les méandres de l'âme humaine, explorant les thèmes universels de l'ambition, de l'amour et de la trahison. <br>Ce livre, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la littérature française, est un incontournable pour tous les amateurs de romans réalistes. Avec sa prose riche et son analyse subtile des relations humaines, ""Illusions perdues"" continue de fasciner les lecteurs du monde entier, plus de deux siècles après sa publication. <br> <br>Extrait : ""En regardant ces jolies bagatelles que Lucien ne soupçonnait pas, le monde des superfluités nécessaires lui apparut, et il frissonna en pensant qu'il fallait un capital énorme pour exercer l'état de joli garçon ! Plus il admirait ces jeunes gens à l'air heureux et dégagé, plus il avait conscience de son air étrange, l'air d'un homme qui ignore où aboutit le chemin qu'il suit.""" <br>
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<b>Dragons, loups-garous, vampires et elfes, Alissa a quitté le monde magique et fascinant atteint grâce au grimoire double monde, mais le retour à la réalité ne se passe pas comme prévu...</b> <br> <br>Elle aurait préféré ne jamais se réveiller de son rêve, après tout, voyager aussi longtemps dans un tel lieu, empli de magie et de créatures aussi formidables et mythiques que les dragons, les loups-garous, les vampires et les elfes, avec sa part d'ombre certes, mais où elle se sentait chez elle… Revenir au monde réel, sortir du rêve, c'était revenir à un monde gris, terne et insipide, celui qu'elle veut fuir et qu'elle fuit chaque fois qu'elle lit. Mais quelque chose ne va pas, certes la rentrée est normale, certes la fac n'a rien de particulier, mais quelque chose a changé et elle peine à mettre le doigt dessus. Sa musculature nouvellement acquise, l'absence de souvenir de l'été, la conscience diffuse des personnes autour d'elle et cette crispation chaque fois qu'elle croise son ami d'enfance. La conclusion devient évidente lorsqu'un jour, pendant les vacances de Noël, elle entend les gros titres du journal : des loups plus grands que la normale ont attaqué un hôpital. <br>C'est une certitude, l'Auros existe et va envahir la Terre. Reste alors à savoir plusieurs choses : qui leur a permis de passer, pourquoi attaquent-ils alors qu'ils n'ont aucune raison de le faire et, enfin, lorsqu'il devient évident qu'ils ne sont là que pour dominer… comment s'organiser pour ne pas être submergé ? <br> <br> <b>L'Auros va bel et bien envahir la Terre, les loups-garous sont déjà là... Découvrez la suite des aventures d'Alissa dans ce roman fantastique à la hauteur des classiques du genre !</b> <br> <br>EXTRAIT <br> <br>Dans son armoire se trouvait un pantalon en lin épais, une ceinture rouge entrelacée de noir et une chemise noire large sur laquelle était brodé un dragon bleu argenté protégeant le cœur de la jeune fille, le tissu était doublé à cet endroit et les manches étaient ornées d’un lierre fait d'argent et de rouge, tout comme sur le col. Une cape verte mêlée de gris, plutôt étrange puisqu’elle changeait de couleur très légèrement selon les luminosités était soigneusement pliée et rangée dans le meuble. <br>L’homme dans la pièce sourit tristement, son regard bleu posé sur l’adolescente endormie. D’un air désolé, il déplaça les vêtements inhabituels sous une autre pile, puis cacha les deux bijoux entre les plis de la cape. Il cacha également la sacoche et mit un sac noir à sa place sur la chaise. Il referma l’armoire et reporta son regard sur celle qui dormait. Elle allait bientôt se réveiller. Elle aussi avait changé, plus musclée, moins ronde, sa carrure était plus athlétique et elle avait récolté quelques cicatrices. Bientôt sa vie habituelle recommencerait. Une vie qu’elle avait plusieurs fois dit ne pas vouloir. Il tourna les talons et disparut sans laisser de traces, non sans faire un vœu en son cœur, qu’elle se souvienne b...
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<b>Précurseurs dans leurs idées aussi bien que dans leurs écrits, les auteurs rassemblés dans ce recueil vous emmèneront à la source même des Otherlands. </b> <br> <br>Précurseurs dans leurs idées aussi bien que dans leurs écrits, les auteurs rassemblés dans ce recueil vous emmèneront à la source même des Otherlands. Retrouvez le meilleur des écrivains du XVIIIè et XIXè siècles, pour une promenade au cœur du fantastique et du surnaturel, en découvrant ce qui faisait frissonner les lecteurs de l'époque. Nous avons sélectionné pour cet ouvrage des textes classiques (La vénus d'Ille, de Prosper Mérimée, La métamorphose, de Franz Kafka, ou encore Le crime de Lord Saville, d'Oscar Wilde) que vous pourrez relire avec plaisir, et nous leur avons associé des nouvelles moins connues (comme Le secret de l'or qui croit, de Bram Stoker, La porte du monstre, de William Hope Hogdson, ou bien Air froid, de Howard Philips Lovecraft), mais toutes aussi empreintes de cette touche particulière qui faisait pénétrer l'irrationnel au cœur même des maisons. <br> <br>Avec des nouvelles de Howard Philips Lovecraft, Maurice Renard, Sir Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Charles Nodier, Edgar Alan Poe, Théophile Gautier, Gustave Le Rouge, Jules Lermina, Wiliam Hope Hodgson, Edith Wharton, Léon Bloy, Jules Vernes, Charles Barbara, Nathaniel Hawthorne, Charles Dickens, Bram Stoker, Gaston Leroux, Charles-Marie Flor O'Squar, John William Polidori, Franz Kafka, Prosper Mérimée, Alexandre Dumas, Auguste Villiers de l'Isle Adam, Marcel Schwob, <br> <br> <b>Un recueil d'oeuvres classiques empreintes d'une étrangeté qui vous mènera à la découverte des mondes mystérieux des Otherlands !</b> <br> <br>EXTRAIT DE <i>Air froid</i> de <b>Howard Philips Lovecraft</b> <br> <br>Vous me demandez de vous expliquer pourquoi je crains l’air froid, pourquoi je tremble plus que les autres dès que j’entre dans une pièce froide, et parais malade, pris de nausées, lorsque la fraîcheur du soir s’insinue sous la chaleur d’un après-midi de fin d’automne. Il y en a qui disent que je réagis au froid comme d’autres à une mauvaise odeur ; je suis bien le dernier à les démentir. Ce que je vais faire maintenant, c’est vous rendre compte de l’incident le plus abominable qui me soit jamais arrivé et vous laisser le soin de juger, de dire s’il existe une explication satisfaisante à ces réactions qui vous étonnent. <br>C’est une erreur que d’imaginer l’abominable associé toujours indissolublement à l’obscurité, au silence et à la solitude. Moi, je l’ai rencontré dans la clarté d’un milieu d’après-midi, au sein d’une métropole trépidante, alors que je me trouvais soumis à la promiscuité que garantit une pension meublée de la catégorie la plus ordinaire, entouré de ma triste propriétaire et de deux hommes robustes. Au printemps de 1923, j’avais réussi à tirer quelques commandes à des périodiques, travaux aussi peu lucratifs que fastidieux, et me trouvais dans la ville de New York ; incapa...
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<b>Une série d'assassinats ayant pour mobile le vol de manuscrits anciens...</b> <br> <br>Galilée, bataille de Hattin, juillet 1187. Un chevalier hospitalier mourant confie à un jeune moine l’existence d’évangiles dont le contenu remettrait en cause l’image traditionnelle du Christ. Près de neuf siècles plus tard, le lieutenant Martin Delpech enquête sur une série d’assassinats qui ont pour mobile le vol de manuscrits anciens. Il devra suivre la piste d’un psychopathe intégriste qui semble ressusciter et sera confronté à une compétition sauvage entre hommes de main du Vatican, extrémistes religieux et une très ancienne secte messianique. La lutte entre les belligérants sera sanglante. Cauchemardesque. Et le policier n’échappera pas à cette violence. Il y participera même, pour sauver ses proches. <br> <br> <b>Retrouvez le lieutenant Delpech dans cette intégrale de sa nouvelle enquête haletante, qui le confrontera à la violence d'un psychopathe intégriste, d'hommes de main du Vatican, d’extrémistes religieux et d'une secte messianique. Parviendra-t-il à se sortir de cette lutte cauchemardesque ?</b> <br> <br>EXTRAIT <br> <br> <i>Où suis-je ?</i> <br>Lorsqu’il reprit progressivement ses esprits, il régnait un noir d’encre autour de lui. L’obscurité était si intense qu’il dut cligner des paupières pour s’assurer qu’elles étaient bien ouvertes. Ce n’est qu’ensuite qu’il prit conscience qu’il était allongé sur une sorte d’épais tapis à la consistance spongieuse. <br>Spongieuse et ondoyante. <br>Intrigué, il se mit en position assise et plongea la main dans ce qui constituait sa litière. Il en ressortit une poignée de matière organique qui s’agitait mollement entre ses doigts. <br> <i>Des vers !!!</i> <br>Apeuré, il rejeta les infects lombrics et larves blanches le plus loin possible de lui et se releva d’un bond. Il s’essuya immédiatement sur les côtés de son jean avec un air écœuré. <br> <i>Quelle horreur !</i> <br>Il sentit ensuite que quelque chose rampait insidieusement sous ses vêtements et dans ses cheveux. Il enleva précipitamment sa chemise et s’en servit pour faire tomber les invertébrés de toutes tailles qui grouillaient sur son corps. <br> <i>C’est dégueulasse !</i> <br>Le cœur battant la chamade et le souffle agité, il tâtonna fébrilement autour de lui pour tenter d’échapper le plus rapidement possible au milieu répugnant dans lequel il se trouvait. Ses doigts rencontrèrent presque aussitôt une surface métallique rouillée qui semblait incurvée du bas vers le haut. <br> <br>CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE <br> <br>Une plongée dans le monde de l'intégrisme catholique. Pour les personnes avides de théologie. - <b>HannibaLectrice, <i>Babelio</i></b> <br> <br>À PROPOS DE L'AUTEUR <br> <br> <b></b> <b>Gilbert Laporte</b> est né à Paris et vit dans le sud de la France. Il a effectué ses études supérieures à Nice et a été cadre dans de grandes entreprises. Il partage ses loisirs entre la lecture d'ouvr...
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<b>Échanges entre mère et fille</b> <br> <br>“ L'hirondelle vient de s'envoler emportant avec elle un peu du fil de mes pensées. <br>Je ne voyais de toute manière plus grand-chose à t'écrire. <br>Juste encore une dernière question, une seule et la plus importante : qu'est-ce donc réellement la douceur ? <br>Peut-être qu'à trente ans, il est temps que j'apprenne. <br>Mais s'il te plaît, ta définition, sans mentir et sans ouvrir le dictionnaire. <br>Peut-être que c'est un peu comme la tendresse, je n'en suis pas tout-à-fait sûre. <br>Je vais sortir tenter d'affronter la pluie. ” <br> <br> Quelle(s) douceur(s) ? Quelle(s) folie(s) ? Celle(s) de la mère, de la fille ou de la société dans laquelle elles évoluent ? <br>Un simple recueil épistolaire, un conte amer ou une critique détournée du monde actuel ? La dégradation des corps et des êtres, la haine, le rejet ou l’amour ? <br>Au lecteur d’y répondre, au milieu de frontières mouvantes, pour redéfinir un rapport au réel, à l’autre, à soi-même. <br> <br> <b>Un ouvrage touchant qui pousse à la réflexion et à l'interprétation !</b> <br> <br>EXTRAIT <br> <br>MamanJ'aurais tant aimé que tu ne décolores pas sur moi... <br>Je me sens souillée, oui, souillée, tellement noire. <br>J'aurais tant aimé que tu aies pu être d'un plus tendre ivoire. <br>J'ai malheureusement omis de choisir la couleur de ma mère avant de naître. <br>Cette honte n'est pas de celles qui se portent à même la peau. <br>Elle se tapit au fond des entrailles. <br>J'espère qu'au moins je la porte bien, que, dans quelques éclairs de génie, elle se couvre parfois de pâles reflets iridescents. <br> <br>À PROPOS DE L'AUTEUR <br> <br> <b>Cécile Biehler</b> est monteuse audiovisuelle et poète aux expressions diverses : écriture, peinture, illustration , mosaïque... <br>Dans son travail, elle tente de se mettre à l'écoute de la vie tout en la réinventant avec ses propres mots, couleurs et matières ; elle sourit à la vie et travaille ce même sourire au corps jusqu'à ce qu'il lui donne et donne à son public le meilleur de lui-même dans une recherche esthétique mais surtout signifiante et poétique. <br>En résumé : créer comme piocher dans une bibliothèque de plein-air à cœur ouvert. Ecrire comme croire en la vie, en son mystère qui nous dépassera toujours : chaque mot posé est un acte d'humilité et un désir fragile d'humanité. <br>
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<b>Mise à l'honneur de la région du Haut-Var</b> <br> <br>C’est à Fox-Amphoux, aux confins du Haut-Var, que j’ai trouvé refuge depuis trois ans maintenant. Je venais y finir ma carrière comme directrice de l’école à deux classes du village et l’accueil que j’y ai reçu a été si chaleureux et amical que je m’y suis tout de suite sentie bien. Et j’ai eu envie d’y rester. <br>C’est là, dans le silence des soirées d’hiver que j’ai écrit la plupart des nouvelles de ce recueil, tout en guettant par la fenêtre, d’hypothétiques chutes de neige. Il y en a eu quelques-unes, trop rares à mon goût, plumes blanches voltigeant pour mon enchantement et incitant à la rêverie. <br> <br> <b>Un ensemble de textes courts et poétiques inspirés par le village de Fox-Amphoux.</b> <br> <br>EXTRAIT <br> <br>La pluie était tombée sans discontinuer depuis la dernière lune. Un déluge. Des trombes d’eau. Elle se demandait si un jour cela s’arrêterait. Ce qu’ils avaient fait pour mériter une telle sanction. <br>Les hommes se croisaient sur la place et disaient : Fan ! Ça va faire vilain ! Et ils hochaient la tête d’un air désolé avant de se séparer. <br>Les femmes ne disaient rien. Elles attendaient. Depuis toujours leur tâche était d’attendre. Elles s’engouffraient dans l’église, au petit matin, et priaient. Puis, encore, elles attendaient. <br>Les enfants désœuvrés, nez collé aux fenêtres, observaient les gabians qui tournaient au-dessus des terres. Ils avaient fui la côte et piaillaient inlassablement. <br>Leurs miaulements fendaient l’espace. Tout bruit humain avait cessé. Seule la nature hurlait, claquait, craquait et sifflait. Les nerfs étaient mis à rude épreuve. <br> <br>À PROPOS DE L'AUTEUR <br> <br>Un peu conteuse, passionnée de lecture et d’écriture, <b>Mireille Bergès</b> est aussi institutrice de maternelle et directrice d’une école rurale. <br>Elle a publié en 2013 un recueil de poèmes et elle participe régulièrement à des concours de nouvelles dont certaines ont été éditées. <br>Elle vit dans le Haut-Var, et comme l’Homme de son histoire, elle marche beaucoup. C’est de ces promenades qu’elle ramène des photos qui lui servent de point de départ aux histoires qu’elle écrit.
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